Edmond Duval

Edmond Duval, né en 1809 à Enghien (Belgique) et mort en 1873 dans la même ville est un musicologue belge, qui redécouvrit l’Édition médicéenne à Rome, et publia plusieurs livres de chant en plain-chant au milieu du XIXe siècle dans son pays, en considérant qu’il s’agissait des mélodies authentiques issues du chant grégorien.

En dépit de cette méprise, il prépara effectivement, avec le cardinal-archevêque de Malines Engelbert Sterckx, son patron, la réforme liturgique selon la tradition en Belgique. La ville de Malines deviendra un de principaux centres du chant grégorien lorsque le pape saint Pie X sera élu.

Edmond Duval, fils de Jérôme Duval, naquit à Enghien le 22 août 1809. Il se déplaça, vraisemblablement avec sa famille, en 1816 à Mons, ville natale de François-Joseph Fétis, son futur professeur.

Avant d’arriver à Paris, il apprit la musique vocale et également jouait le violoncelle et probablement le violon aussi.

Dans l’optique de s’inscrire auprès du Conservatoire de Paris, il quitta son pays au mois de janvier 1828. Le 31 janvier, il réussit à obtenir son admission dans la classe de violoncelle enseignée par Olivier-Charlier Vaslin, qui accueillera un peu plus tard Jacques Offenbach. En avril, cet élève belge commença à approfondir le contrepoint rigoureux ainsi que la fugue sous Edouard Boilly. Edmond Duval obtint également sa fonction en tant que violoncelliste auprès de l’orchestre du théâtre de l’Odéon. Néanmoins, son progrès comme joueur était trop faible de sorte qu’il puisse participer au concours tenu en 1831.

D’où, il lui fallut renoncer la classe de Vaslin. Toutefois, le 17 décembre 1831, en faveur des études de la composition, François-Joseph Fétis lui autorisa l’inscription dans sa classe. Finalement, la même inexactitude s’étant fait remarquer dans sa présence aux cours causa une décision du comité d’enseignement le 15 juin 1832 selon laquelle il dut rentrer chez lui. D’ailleurs, cela n’était autre qu’un livre du professeur Fétis sorti en 1862 qui précisait cette période de Duval auprès du conservatoire.

Vraiment déçu, Duval vécut sans occupation durant quelques années. Mais c’était à cette époque-là qu’il commença à s’intéresser profondément du plain-chant.

À la place de Fétis, Nicolaas Adrianus Janssen, professeur du chant liturgique auprès du séminaire de Malines, était désormais son précepteur personnel. À vrai dire, ces deux professeurs s’opposaient effectivement. Quoi qu’il en soit, le prêtre Janssen était capable de publier en 1845 un livre théorique intitulé Les vrais principes du chant grégorien [].

Il était définitif que, grâce à ce musicologue, Duval ait eu la connaissance d’Engelbert Sterckx, archevêque de Malines, puis à partir de 1838, cardinal-prêtre. Celui-ci souhaitait que son archidiocèse se consacre à la liturgie selon la tradition correcte. Comme cette liturgie devait satisfaire les principes de Janssen, il fallait de nouveaux livres de chant. C’est pourquoi Sterckx confia au jeune Edmond sa rédaction. Enfin, le cardinal n’hésita pas à envoyer Duval à Rome.

Dans les archives de la ville éternelle, il consulta un grand nombre de manuscrits afin de trouver une meilleure base, avec l’approbation du souverain pontife. S’il est probable que Duval pouvait étudier des livres plus anciens et qu’il se passionnât de sa mission chargée, une diversité considérable entre les manuscrits tardifs força un long travail de lui. Certes, il s’aperçut l’ornement des chants anciens. Toutefois, il considérait qu’il s’agissait de la mémoire issue de la tradition orientale et plus primitive. Pour le graduel, il choisit finalement l’Édition médicéenne (1614 – 1615) publiée par l’imprimerie de la maison de Médicis, non que l’édition fût supérieure à d’autres manuscrits mais parce qu’il s’agissait d’un livre de chant magnifique d’exécution typographique.

De même, tous les livres furent sélectionnés dans le répertoire post-tridentin en faveur des publications supplémentaires. Duval précisait ces sources dans la préface de son Vesperale Romanum (1848, p. 15) :

Lors de ce séjour à la ville éternelle, il fut accueilli à l’Académie Sainte-Cécile à Rome. Dorénavant bottle holder for running, le Mouvement cécilien, devenu phénomène à l’époque dans certains pays telle l’Allemagne, s’accroissait rapidement et immensément sous influence de futures publications de Duval.

Edmond Duval était si proche du Saint-Siège que sa sélection des manuscrits connut la même erreur que Guillaume-Gabriel Nivers († 1714) avait commise auparavant : les manuscrits restants à Rome ne sont autres que, normalement, les notations tardives telle l’Édition médicéenne.

Heureusement qu’en 1847 à Montpellier, fut découverte une pierre de Rosette musicale, Tonaire de Saint-Bénigne de Dijon en tant que double notation, qui permettait dorénavant aux musicologues de déchiffrer les neumes anciens. Selon ce manuscrit, le Graduel romain (édition rémo-cambraisienne) fut publié en 1851, en ouvrant une porte vers la restauration authentique du chant grégorien. Puis en 1862, les deux moines de Solesmes, Dom Paul Jausions et Dom Joseph Pothier, conclurent qu’il faut consulter les manuscrits carolingiens les plus anciens, afin de restaurer correctement le chant grégorien, quoique ce principe fût déjà proposé par Léonard Poisson en 1750.

Toutefois, ces deux chemins différents, insistant respectivement la tradition issue du saint pape Grégoire le Grand, provoquèrent enfin un gros conflit dans la deuxième moitié du XIX

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